Physical Address
304 North Cardinal St.
Dorchester Center, MA 02124
Physical Address
304 North Cardinal St.
Dorchester Center, MA 02124

Vous pensiez connaître les beignets de Mardi Gras par cœur… jusqu’au jour où une Alsacienne vous montre, calmement, sa pâte au fromage blanc, prête en moins d’une heure, sans levure de boulanger et d’un moelleux presque déroutant. Après cela, difficile de revenir en arrière. Alors, si vous avez envie de beignets rapides, aériens et qui ne baignent pas dans l’huile, cette version alsacienne risque bien de changer vos habitudes.
Ici, pas de pâte qui doit lever pendant des heures près du radiateur. La base, c’est le fromage blanc, pas la levure de boulanger. C’est lui qui apporte l’humidité, le fondant et cette petite pointe d’acidité qui allège la dégustation.
En Alsace, on les appelle souvent Schenkele, ces petites “cuisses” dorées, dodues et moelleuses. Elles gonflent vite dans l’huile et restent étonnamment légères. Avec la bonne température de cuisson et les bons gestes, vous obtenez des beignets qui croquent légèrement dehors et restent tendres dedans.
Pour environ 25 à 30 beignets alsaciens, il vous faut :
Le cœur de cette recette, c’est le ratio 250 g de fromage blanc pour 300 g de farine. Cette proportion garde la pâte souple et humide à la cuisson. La levure chimique suffit ensuite à aérer le tout, sans pétrissage long ni levée interminable.
L’Alsacienne qui m’a montré cette recette m’a répété plusieurs fois la même chose : “Ne cherchez pas à avoir une pâte sèche.” C’est la clé. Voici comment procéder.
1. Fouetter œufs et sucres
2. Ajouter le fromage blanc et le citron
3. Incorporer les ingrédients secs
Si la pâte colle aux doigts, c’est normal. Si vous rajoutez trop de farine, vos beignets deviendront lourds et secs, et c’est justement ce que l’on veut éviter.
4. Laisser reposer : 30 minutes qui font la différence
Ce temps de repos permet à la farine de bien absorber l’humidité du fromage blanc. La pâte se détend, se raffermit légèrement et gonfle mieux à la cuisson. C’est une courte attente, mais l’impact sur la texture est énorme.
Quand la pâte a reposé, elle reste souple, un peu collante, mais beaucoup plus facile à manipuler. Il suffit de préparer votre plan de travail avec un peu de farine.
Ne cherchez pas la perfection. Ces beignets ont un charme rustique. L’important, c’est d’avoir des pièces à peu près de même taille pour une cuisson uniforme.
C’est là que beaucoup de beignets se ratent. Soit l’huile est trop froide et ils boivent tout, soit trop chaude et ils brûlent dehors en restant crus à l’intérieur. La bonne cible ici, c’est 170 °C.
Retournez-les régulièrement avec une écumoire pour qu’ils dorent sur toutes les faces. La cuisson prend en général 3 à 4 minutes par fournée, jusqu’à obtenir une belle couleur doré ambré.
Si l’huile chute trop en température, les beignets absorbent plus de gras. Prenez donc le temps de laisser remonter légèrement la chaleur entre deux fournées.
Dès que les beignets sont dorés, sortez-les et déposez-les sur du papier absorbant. Laissez égoutter quelques instants pour retirer l’excès d’huile.
Le meilleur moment pour les déguster, c’est dans la demi-heure qui suit la cuisson. L’extérieur est doucement croustillant, le cœur reste fondant, le parfum de vanille et de citron est au maximum. Avec un chocolat chaud, un café crème ou un thé aux épices, l’après-midi d’hiver change de couleur.
Comme tous les beignets, ils sont au top le jour même. Mais si vous en avez beaucoup, pas question de les jeter.
Pour leur redonner un peu de vie le lendemain, un passage de 5 à 10 secondes au micro-ondes ou 2 à 3 minutes dans un four tiède (150 °C) suffit. Ils retrouvent du moelleux, presque comme s’ils venaient de sortir de la friture.
Une fois la base maîtrisée, vous pouvez vous amuser avec quelques variantes, sans toucher au fameux duo 300 g de farine / 250 g de fromage blanc.
L’essentiel reste le même : une pâte simple, sans levure de boulanger, un repos court, une friture à bonne température. Et cette impression, à chaque bouchée, de redécouvrir les beignets de Mardi Gras sous un jour plus léger, plus moelleux, presque irrésistible.